El Galeón
INFORMATIONS
ESPAGNE 🇪🇸
Longueur hors-tout : 51 m
Maître-bau : 10,12 m
Tirant d’eau : 3,4 m
Voilure : 590 m²
Année de lancement : 2010
Armateur : Fondation Nao Victoria / Junte d’Andalousie
Port d’attache : Séville
Présences Armada : 2019, 2023
Histoire
Quand El Galeón remonte la Seine, les enfants tirent sur la manche de leurs parents et les adultes sortent leurs téléphones. Il faut dire que la silhouette est saisissante : trois mâts, une coque haute et ventrue percée de sabords, une poupe ornée d’une représentation de l’Esperanza del Triana, vierge patronne de Séville. Difficile de ne pas penser aux films de pirates — et ce n’est pas tout à fait un hasard.
L’histoire d’El Galeón commence en 2007, quand la Fondation Nao Victoria — déjà à l’origine d’une réplique de la caravelle qui porta Magellan autour du monde — décide de construire un galion grandeur nature. Trois ans de recherches en archives sont nécessaires avant de poser la première pièce de bois. L’architecte naval Ignacio Fernández Vial s’appuie sur les plans des galions de la Flotte des Indes, ces convois qui reliaient Séville aux ports d’Amérique et aux Philippines entre le XVIe et le XVIIIe siècle — la plus longue route maritime de l’histoire. La coque est construite en chêne, iroko et pin, puis recouverte d’une couche de fibre de verre pour garantir sa longévité. En 2010, le navire est mis à l’eau dans les ateliers de Punta Umbría, en Andalousie.
Sa première grande mission est diplomatique : représenter l’Espagne à l’Exposition universelle de Shanghai la même année. Mais très vite, El Galeón prend la mer pour de bon et entame un tour du monde qui le mène d’escale en escale dans des dizaines de pays. Musée flottant autant que voilier naviguant, il embarque à bord une exposition permanente sur la vie des marins du XVIIe siècle, les routes commerciales de la Flotte des Indes et l’histoire de la navigation espagnole — tout en cachant sous ses coques en bois la technologie du XXIe siècle : GPS, systèmes de sécurité modernes, harnais pour l’équipage. Une façon de faire vivre l’histoire sans en mourir.
À l’Armada de Rouen, El Galeón s’est imposé dès sa première participation en 2019 comme l’une des attractions les plus couvertes de l’événement, attirant autant les passionnés d’histoire que les amateurs de la saga Pirates des Caraïbes, à laquelle sa silhouette ne ressemble que trop.
